Search form with results









 
/en/file/show/Images/header-and-footer/header-naslov-fra.png
/en/file/show/Images/header-and-footer/header-podnaslov-fra.png
Publications européens

Peu de temps après la parution du premier manifeste surréaliste, Breton lance la publication à Paris, le 1ère décembre 1924, de La Révolution surréaliste.

Časopis La Révolution surréaliste
Časopis La Révolution surréaliste

L’histoire du mouvement surréaliste peut aussi être suivie à travers les publications et principalement les revues parues dans le cadre de ce mouvement. Pour les surréalistes, ces dernières ont constitué un support particulièrement efficace pour exposer leurs positions, faire connaître leurs manifestes et propager les idées du mouvement dans toute l’Europe, et plus tard au Etats-Unis. Elles leur permettaient également d’informer le public des productions littéraires du groupe et constituaient aussi un forum pour l’exploration du subconscient, l’interprétation des rêves et la pratique de l’écriture automatique, ce qui n’étaient que quelques uns des nombreux champs créatifs où s’est manifestée leur activité. Plus tard, lorsque le mouvement surréaliste est entré dans des années plus instables, c’est à nouveau dans les pages des revues que se sont pleinement  exprimés les conflits et désaccords opposant ses représentants.

La période qui précède la naissance officielle du mouvement surréaliste, voit le lancement à Paris, en 1919, de la revue Littérature. Ayant  pour rédacteurs André Breton, Louis Aragon et Philippe Soupault, elle paraît, avec quelques interruptions, jusqu’en juin 1924. C’est dans ses pages, et plus précisément dans les numéros d’octobre à décembre 1919, qu’est publié le premier texte surréaliste Champs magnétiques, fruit de l’application de l’écriture automatique par ses auteurs Breton et Soupault.

La publication du Manifeste du surréalisme en octobre 1924 marque la rupture définitive entre le dadaïsme et André Breton. Son texte proposant une définition formelle du surréalisme impose ce dernier comme le chef de file du nouveau mouvement, en lui apportant parallèlement le soutien de nombreux autres auteurs qui avaient préalablement rejoint le groupe dadaïste parisien. Parmi les tous premiers à adhérer au nouveau mouvement figurent notamment les poètes Aragon et Eluard et les écrivains René Crevel et Philippe Soupault.

Peu de temps après la parution du premier manifeste surréaliste, Breton lance la publication à Paris, le 1ère décembre 1924, de La Révolution surréaliste. Jusqu’à son extinction, le 15 décembre 1929, cette revue comptera douze numéros et accueillera, précisément dans les pages de son dernier numéro, le Second Manifeste du surréalisme. Son texte en forme de déclaration, paru à la fin de l’année ayant enregistré l’activité la plus intense du mouvement surréaliste, marque simultanément le début des divergences entres plusieurs de ses membres.

La même année voit le lancement à Paris du magazine Documents qui a pour rédacteur Georges Bataille, et auquel collaborent plusieurs auteurs qui se sont éloignés du noyau surréaliste, tels que André Masson, Joan Miró et Michel Leiris. Son premier numéro, annoncé comme se voulant en opposition au courant surréaliste conduit par Breton, sort le 9 avril 1929. Quatorze autres numéros vont suivre jusqu’à sa disparition à la fin de l’année 1930.

Avec le groupe de surréalistes qui partagent ses idées Breton crée alors une nouvelle publication, politiquement engagée, Le Surréalisme au service de la Révolution. Cette revue dont le premier numéro sort à Paris en juillet 1930 a pour collaborateurs Louis Aragon, Paul Eluard, René Char, Yves Tanguy, Tristan Tzara, Salvador Dali et Luis Buñuel. Elle enregistre toutefois une parution sporadique et s’éteint en 1933, après la sortie de son sixième numéro.

C’est alors Albert Skira qui crée un magazine d’orientation surréaliste Minotaure dont le premier numéro sort à Paris en 1933. Onze autres numéros suivront jusqu’à son extinction en février 1939. Comptant parmi ses nombreux collaborateurs André Breton et Paul Eluard, cette publication contribue par ses textes consacrés au surréalisme à une plus large adhésion à ce mouvement et à ses idées.

La veille de la guerre voit l’extinction de nombreuses publications surréalistes alors que certains membres du mouvement préfèrent rejoindre les Etats-Unis. Arrivés à New York, ils s’attèle rapidement à la création d’une nouvelle publication qui aboutit en septembre 1940 à la parution du premier numéro du magazine View. Ayant pour rédacteur Charles Henri Ford, il paraîtra jusqu’en 1947 et comptera pas moins de trente et un numéros. En octobre 1942 sort à New York une seconde publication, la revue VVV, qui se fixe pour programme de présenter, entre autre, le surréalisme.  Crééepar un jeune sculpteur américain, David Hare, et incluant dans son premier numéro un texte de Breton, elle paraîtra jusqu’en février 1944.

Les membres du mouvement surréaliste ont aussi produit plusieurs oeuvres littéraires remarquables parmi lesquelles figurent : Le paysan de Paris (1926) et Le traité du style (1928) de Louis Aragon ; Nadja (1928), Les Vases communicants (1932) et L’Amour fou (1937) d’André Breton ; La Liberté ou l’amour ! (1927) de Robert Desnos ; Mourir de ne pas mourir (1924) et La Rose publique (1934) de Paul Eluard.